Les Bénédictines, de Médéa à Cotignac

LES BÉNÉDICTINES : DE MÉDÉA À COTIGNAC

L’histoire vécue par la Communauté des Bénédictines lui a donné son visage : c’est ainsi que chaque famille monastique, dans la fidélité à la Règle de saint Benoît, reçoit « sa » tradition au sein de la grande Tradition de l’Église.

Le Monastère La Font Saint-Joseph du Bessillon est né en terre d’Islam, à Médéa, en Algérie, en 1947, pour y porter, par la seule prière contemplative, le message de l’Évangile. C’était alors le Monastère Saint-Benoît, de la Congrégation belge de la Reine des Apôtres. Sur le Mont Teniet-el-Hadjar où il est construit, tout porte à l’adoration du Dieu très grand : la beauté du site et le silence où résonnent tour à tour les appels à la prière : ceux des cloches du monastère et ceux du muezzin de Médéa. Mais il y a surtout, diffus comme la lumière dans l’air, le sens de la grandeur de Dieu. C’est l’harmonie de ce lieu avec la vocation monastique qui le fit choisir comme éminemment propice à former ces adorateurs en esprit et vérité que cherche le Père (Jn IV 23).

Trente années s’écoulèrent dans la prière et le travail. Il y avait un contact direct, et pour ainsi dire familial, entre les religieuses -qui avaient appris l’arabe- et la population avoisinante, grâce notamment à un ouvroir largement ouvert aux fillettes, jeunes filles et jeunes femmes qui venaient chercher du travail, contacts qui en amorçaient d’autres plus personnels au parloir.

Après l’Indépendance de l’Algérie, l’évolution politique du pays ne permit plus à la Communauté de poursuivre sa vie monastique dans son intégralité. Au cours de cette même période, le monastère était sorti de la Congrégation belge, et était devenu autonome par décret de la Sacrée Congrégation des Religieux. Aussi, en 1974, la Communauté décida-t-elle de s’implanter en France.

Attentives aux affinités spirituelles de saint Joseph, Chef de la Sainte Famille, et de saint Benoît, Père de la famille monastique, qu’elles voyaient tous deux enveloppés d’humble silence en la Présence divine, les Bénédictines préférèrent à tout autre le lieu de La Font Saint-Joseph à Cotignac.

Une aventure confiée à la Providence commençait.

En quelques années de joyeux labeur, saint Joseph, par la générosité de ses fidèles amis, a permis aux moniales de construire un monastère ; l’architecte Fernand Pouillon, au soir de sa vie, en a dessiné et offert les plans, puis surveillé la construction ; et bien qu’elle ne soit pas achevée, rien n’y manque désormais pour l’harmonieux déroulement d’une vie bénédictine. 

Texte extrait de la plaquette
Le Monastère la Font Saint-Joseph du Bessillon,
éditée par le monastère en 1993.
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